Le récital des postures ou l’art de se réapproprier son corps

Samedi 28 juillet 2018 : intrigué par le programme du festival de Mimos à Périgueux, j’ai donc assisté au fameux Récital des postures, spectacle mis en scène et interprétée par l’artiste suissesse Yasmine Hugonnet. Durant 50 minutes, j’ai donc été plongé dans un univers particulier où le corps est placé au centre.

Comment vous présenter Yasmine Hugonnet ? La meilleure façon de vous faire un avis sur cette danseuse est de lire sa biographie dont je vous joins le lien : https://yasminehugonnet.com/biographie/

Cet article sera donc consacré à mon ressenti après avoir assisté à son spectacle. Comme je l’ai écrit dans mon introduction, le corps est placé au cœur du spectacle. Il devient ainsi un instrument nécessaire au déroulement des postures. Comme décor, nous avons une scène blanche avec un fond blanc,… et rien d’autre, si ce n’est qu’une bouteille que l’artiste va utiliser comme accessoire. Pas un son, pas une musique, si ce n’est la vibration des pas de Yasmine lorsqu’elle est en mouvement.

Pour profiter pleinement du spectacle, il faut donc un silence religieux. L’imaginaire travaille énormément au point que l’on oublie parfois que nous regardons un corps nu se mouvoir. Il n’y a rien de choquant, ni de vulgaire : le corps, par ses mouvements, nous expose tout simplement ses mystères, avec une fertile puissance d’évocation. L’artiste joue avec son corps en adoptant des positions diverses et avec sa chevelure.

 

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Photo du programme
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La chevelure dressée et entourant la bouteille
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Oh la jolie moustache !!!

 

 

En guise de conclusion : je dois avouer que c’est difficile pour moi de décrire ce spectacle, car le spectateur est libre d’interpréter ce qu’il voit. J’avais vraiment peur d’être mal à l’aise car la nudité relevait pour moi de l’intime. Cette artiste m’a donc permis en partie de me réconcilier avec ma propre vision du corps. En ce qui concerne la durée, j’ai trouvé la première partie un peu lente. A partir du moment où Yasmine Hugonnet se déshabille, j’ai trouvé qu’il y a eu une accélération intéressante. Spectacle particulier que je recommande fortement, si vous avez un jour l’occasion de le voir.

 

 

Illustration à la une : Le rituel des fausses fleurs (spectacle créé en 2013)

 

 

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